La NAO à Pole Emploi


Au cours de la Négociation Annuelle Obligatoire (NAO), la Direction Générale a rejeté toute possibilité d’augmentation de la valeur du point et de la part fixe des salaires, qui sont bloquées depuis trois ans pour les salariés de Pôle emploi relevant de la CCN, tout comme est bloquée depuis juillet 2010 la valeur du point d’indice de la fonction publique.

Lors du CCE du 14 mai 2013, les élus ont été sollicités pour rendre un avis sur le principe d’une prime exceptionnelle, sensée se substituer à une véritable négociation salariale. Au CCE, ce sont les élus qui donnent un avis consultatif qui n’est en rien contraignant pour la direction (chaque agent le constate malheureusement à chaque dossier).

Il est inquiétant que le DG, voire certains syndicats, entretiennent la confusion entre la consultation d’un CCE et une négociation – obligatoire en matière de salaires – avec les Organisations Syndicales.

Plus grave, cette opération « Prime » sème le trouble parmi le personnel, en particulier en instituant une forme de chantage à la signature des Organisations Syndicales.

Le gouvernement et la DG n’ont aucun besoin de l’aval des OS pour décider unilatéralement d’une prime et de son montant.

En aucun cas la CGT, pas plus que les autres Organisations Syndicales (FO et SNU) ayant refusé de céder à ce chantage, ne peut être tenue pour responsable du non versement de cette prime. Pourquoi « l’égalité de traitement » de l’ensemble du personnel – de droit public comme de droit privé – proposée par la DG et le ministère ne serait-elle possible, que si une majorité d’organisations syndicales acceptait de troquer des revendications salariales pour une prime ?

Après 3 ans de disette et 0% de revalorisation de salaire, la DG « consciente de devoir faire un geste », a décidé de contourner le problème à moindre frais : une prime de 460 euros bruts soit 384 euros net correspondant qu’à un « rappel » de 12 euros par mois (384/ 32=12,00).

Ce système est extrêmement pernicieux. Il n’engage financièrement la DG que ponctuellement et entérine sur la durée les pertes de pouvoir d’achat par la non revalorisation de la valeur du point et de la partie fixe.

Pour la CGT, pas question d’accepter cette mascarade. Nous devons obtenir a minima le maintien de notre pouvoir d’achat par des augmentations salariales générales : augmentation de la valeur du point d’indice (pour les agents publics), augmentation du point salaire et de la partie fixe pour les salariés relevant de la CCN.

Il est maintenant de la responsabilité du gouvernement et de la DG de verser la prime, ou pas…

En tout état de cause, la CGT exige la réouverture de réelles négociations salariales et que la DG mette autant « d’application et de bonne volonté » à satisfaire les revendications du personnel que pour la négociation de l’accord cadres dirigeants qui vient de démarrer.

Tract complet à télécharger : NAO à Pôle Emploi

Tract intersyndical CGT-FO-SNU sur la NAO

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