À Pôle emploi comme ailleurs : Non à l’austérité En grève le 13 décembre 2011


 Le 1er ministre a annoncé le 7 novembre son 2ème plan d’austérité qui succède à celui adopté par le gouvernement le 24 août dernier.

7 milliards d’euros d’économies qui s’additionnent aux 12 milliards du précédent plan pris au nom de la politique dite de « réduction des déficits publics et de la dette ».

Des plans qui visent surtout à rassurer les marchés et les agences de notation, qui sont entièrement tournés contre les salariés, les agents, la population, et qui préservent les banques, les spéculateurs, le Capital.

 

Quelles sont les mesures qui, selon F. Fillon et l’Europe, devraient s’imposer :

 

  • l’accélération du calendrier de la réforme des retraites de 2010, rejetée par des millions de travailleurs, qui relève à 62 ans l’âge légal de départ à la retraite. Dans le cadre de cette casse de la protection sociale, l’application serait avancée de 2018 à 2017, avec pour conséquence des mois d’activité de plus pour celles et ceux nés entre 1952 et 1957, pour un même montant de retraite et avec l’impossibilité de bénéficier d’une surcote lorsque la durée de cotisation exigée est atteinte ;
  • le gel à 1 % de la progression des prestations sociales,  indexée non sur l’inflation prévisible (2,3 %) mais sur la croissance attendue officiellement ; ce qui correspond à une diminution des prestations sociales en euros constants ;
  • la désindexation pour 2012 et 2013 du barème de l’impôt sur le revenu. Jusqu’à présent, les 5 seuils d’imposition étaient relevés chaque année pour suivre l’inflation. Ce ne sera plus le cas, avec là encore pour effets de rendre imposables certains foyers qui ne l’étaient pas, et de faire basculer des milliers de contribuables dans la tranche imposable supérieure, sans pour autant imposer davantage les plus hauts revenus ;
  • la suppression de 700 millions d’euros sur l’assurance maladie. Une première traduction pour les fonctionnaires, l’instauration d’un jour de carence pour tous les agents en arrêts de travail et la baisse de l’indemnité journalière pour le 4e jour de maladie pour les salariés relevant du régime général de la sécurité sociale ;
  • la hausse du taux réduit de la TVA porté de 5,5% à 7 % (sauf pour les produits dit de première nécessité,  avec les effets connus sur l’augmentation des prix des livres, des titres de transport, de la rénovation des logements, des médicaments non remboursés (…)

 

De plus se dessine clairement l’objectif de hausse des cotisations d’assurance chômage (pour les salariés), combinée à la baisse programmée des prestations. À terme, c’est le principe même de l’indemnisation du chômage qui est menacé

A cela, il faut ajouter les coupes budgétaires dans les ministères et les établissements publics.

 

À Pôle emploi ces mesures se traduisent par la stagnation des effectifs pour 2012 et par la réduction, l’année prochaine encore, de 8% des crédits de fonctionnement.

La masse salariale, selon les Échos, « ayant dérapé en 2011 » (déficit de 124 millions d’€), « les effectifs de Pôle emploi vont donc être dans le collimateur à compter de 2013 »

 

Après la suppression de 1800 postes en 2011, et face à une augmentation extrêmement forte du chômage, cela se traduit par une dérive inquiétante des missions publiques, un nouveau renforcement des pressions et des contrôles exercés sur les demandeurs d’emploi et les agents, et une intensification insupportable des rythmes de travail.

Les réorganisations du travail justifiées par cette recherche effrénée d’économies budgétaires prennent corps dans la nouvelle convention tripartite État-UNEDIC-Pôle emploi, présentée au Conseil d’administration du 2 décembre 2011, que la CGT a été la seule organisation  à refuser de signer.

L’EID est bien la voie de passage obligatoire pour l’inscription des demandeurs d’emploi. Cela montre bien que le service universel, c’est à dire le seul socle minimal de prestations proposé à chacun des usagers de Pôle emploi, n’est qu’un service minimaliste qui ne répond pas aux attentes des chômeurs, tant au plan de l’indemnisation, qu’en matière d’aide à l’insertion professionnelle.

De fait, en matière de qualifications des agents, aucune illusion n’est permise : pour des actes professionnels comme l’EID et de telles missions dégradées, pour une telle perte de substance programmée pour Pôle emploi, il n’est pas besoin de formations pointues ni de qualifications bien rémunérées.

La segmentation des publics, les tris entre chômeurs pour mettre en place des parcours différenciés, correspondent très clairement aux objectifs de réduction de la dépense générée par cette réorganisation de l’accompagnement des chômeurs.

« Il va falloir être sélectif (…) raisonner à moyens donnés et faire au mieux » affirme le futur directeur général de Pôle emploi.

Tout est prévu pour que seuls les chômeurs considérés comme intéressants pour les objectifs à atteindre soient pris en compte ; cela s’intègre d’ailleurs dans un univers qui combine les pressions pour qu’ils acceptent les Offres (dites) Raisonnables d’Emploi issues des secteurs porteurs faute de quoi ils seraient radiés, et le renforcement de la mise à distance des chômeurs par le biais des plateformes téléphoniques, de l’internet et autres services dématérialisés.

Quant aux activités qui, du fait de la pénurie de moyens organisée par le gouvernement, ne pourraient pas être prises en charge par les services de Pôle emploi, elles seraient transférées vers les entreprises de sous-traitance et les opérateurs privés de placement.

La stagnation des effectifs et le redéploiement interne de 2000 postes, issus notamment des structures, vers les activités de « conseil » se feraient dans une perspective de réduction des activités liées aux relations avec les entreprises, de « mutualisation » accélérées des services « appui-gestion», de rationalisation budgétaire des activités du support et de la logistique, c’est à dire dans une dimension inacceptable de suppression et de privatisation d’activités de Pôle emploi.

Les mesures d’austérité que le gouvernement et l’Europe tentent d’imposer aujourd’hui à l’ensemble des salariés conduisent à une casse méthodique et organisée de tous les éléments constituant la protection sociale et la fonction publique.

 

Nous refusons de faire les frais de cette politique de soumission aux intérêts des marchés financiers. Nous refusons également que les usagers, les chômeurs, soient toujours plus victimes des licenciements, de la précarité, des obstacles à l’intégration professionnelle, qu’ils soient jeunes ou moins jeunes.

Nous affirmons que ce n’est pas aux salariés de payer la dette contractée pour satisfaire les profits capitalistes.

La lutte contre le chômage et le financement de la protection sociale passent par la relance des activités économiques créatrices d’emplois qualifiés. Pas par des politiques d’austérité.

 

Face à l’entreprise de casse organisée de nos missions et de nos qualifications nous devons défendre nos revendications.

 

 

Tous en grève et dans les rassemblements

le 13 décembre 2011

Tract complet : tous en greve le 13/12/11 

IL FAUT AGIR ! Rassemblement  le Mardi 13 Décembre 2011 de 11h30 à 14h00 -Quai Augagneur (en face de la préfecture)  à LYON

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