GREVE CONTRE L’EID LE 10 ET LE 11 OCTOBRE 2011


Tract complet : Gréve contre l’EID

La direction fait de la mise en place de l’EID un objectif prioritaire. « L’EID, est une manifestation concrète de la fusion » écrit la ligne hiérarchique. L’étape initiale de cette matérialisation de la fusion ANPE/ASSEDIC a commencé par le déploiement forcé des sites mixtes et la mise en place de l’accueil commun. C’est la première amorce de l’intégration effective des deux filières placement et indemnisation, et ce, contre l’avis des IRP.

Personnels et Organisations syndicales en se mobilisant, ont réussi à freiner le processus de la fusion et même à faire en partie reculer la Direction.

La deuxième étape de l’EID est la mise en place d’un « acte professionnel », où l’inscription administrative des demandeurs d’emploi, la vérification de la complétude du dossier de demande d’allocation, la notification du rejet éventuel ou l’attribution des allocations de chômage et la contractualisation du PPAE, sont censées être réalisées en 50 minutes !

L’EID entraîne bien une régression de nos qualifications ; elle est l’outil pour mettre en place « le métier » de demain version direction. Chaque agent, quel que soit son statut, quelle que soit sa qualification, exercera les mêmes gestes professionnels formatés dans le temps et dans les réponses. La direction entend en fait, ni plus ni moins, mettre en place par anticipation des emplois qui ne sont pas négociés avec les organisations syndicales mais sur lesquels elle réfléchit toute seule. La DG tente de poser ses jalons en espérant la soumission des personnels et de certains syndicats à un tel schéma.

Quelle « mission » resterait à Pôle Emploi ? Vérifier que le demandeur d’emploi a bien effectué des recherches, est bien allé en prestation, est venu au rendez-vous (le tout lui étant imposé).

Cela cantonnerait la grande majorité des collègues dans un rôle de flics des chômeurs ! C’est la logique même des instructions extrêmement précises sur le contrôle de l’authenticité  des pièces d’identités des chômeurs. Pour la CGT, nous affirmons qu’il est inacceptable que les personnels soient transformés en auxiliaire de police. Nous pouvons, nous devons refuser ce rôle qui n’est  pas dans nos attributions professionnelles. Seuls les gendarmes, les douaniers et les policiers nationaux (pas les municipaux) sont habilités à vérifier l’authenticité de pièces d’identité.

Sans parler des pressions exercées par endroit pour que la gestion de la liste soit encore plus strictement effectuée, afin que le nombre de radiations augmente !

La direction générale va évidemment se servir de l’EID pour  anticiper la future classification des emplois en tentant de restreindre la palette existante dans la CCN actuelle et en voulant de plus imposer cette classification aux agents publics. Résister à la mise en place de l’EID, c’est contribuer à mettre en échec la direction sur son projet de classification. En effet, les agents de Pôle Emploi possèdent de réelles qualifications, tant sur le versant de l’aide ou de l’accès à l’emploi et de l’orientation que sur celui du calcul des droits à l’indemnisation. Les nouveaux agents de Pôle Emploi ont droit à un véritable déroulement de carrière qualifiant, notamment ceux qui débutent le plus souvent aujourd’hui sur les plateformes téléphoniques.

La caractéristique de l’EID est une industrialisation du traitement des demandeurs d’emploi qui s’accompagne d’une exigence de la direction de productivité accrue des collègues.

La direction, prétend améliorer le service rendu aux demandeurs d’emploi par la mise en place de l’EID. Ne nous y trompons pas ! L’EID ne va pas dans le sens d’une amélioration, ni pour les demandeurs d’emploi, ni pour les agents. « En quoi, un seul entretien de généraliste garantirait plus les droits des chômeurs que deux entretiens de spécialistes ? Poser la question c’est y répondre !

Pour la CGT, l’EID est un élément de plus pour dénaturer la relation avec le demandeur d’emploi, en donnant la prépondérance aux devoirs qui lui sont imposés. La notion même de droit à l’indemnisation risque d’être remise en cause à moyen terme.

 

Parmi les conséquences de l’EID , et non des moindres : les possibilités d’erreur de calcul du droit à l’indemnisation sont accrues et la partie de l’entretien où l’échange entre le chômeur et le conseiller peut avoir lieu risque d’être bâcler.

Sans parler de tous les dossiers qui seront mis de côté pour être traités ultérieurement !

Dans le même temps, les agents non concernés, pour le moment par l’EID, voient également une dégradation de leurs conditions de travail, du fait de la mutualisation des dossiers de demandes d’allocation et du SMP, avec des planifications régulières à l’accueil téléphonique et physique. La prise en charge réelle du demandeur d’emploi diminue. Les collègues de l’indemnisation se verront, pour une partie d’entre eux, relégués en « back-office » à faire de la liquidation de dossiers à longueur de journée, sans aucun contact avec le public.

 

Au sujet de la dégradation des conditions de travail, il faut y ajouter la mobilité forcée des collègues. En effet, un des corollaires de l’EID est la restructuration du réseau physique et professionnelle. La direction a besoin d’un certain nombre de collègues à tel endroit possédant telles « compétences ». Pour ce faire, elle veut déplacer les collègues comme des pions au fur et à mesure de ses besoins et mettre les bouchées doubles pour ouvrir les sites mixtes, là où ils ne sont pas encore ouverts. La CGT appelle tous les collègues de droit privé à faire valoir leurs droits issus de la CCN et les agents publics à refuser purement et simplement, comme leur permet le statut, les mutations arbitraires.

Dans plusieurs agences, l’EID est en place et se passe « plutôt bien ». Pour combien de temps ? De trois entretiens on va passer à cinq, on va réduire le temps d’entretien et supprimer la présence de tuteur. Cela implique que là où l’EID ne se déroule pas trop mal, même si un ou deux collègues sont « sur la touche », cela risque de changer. Quel que soit l’état d’avancement dans la mise en œuvre de l’EID, il n’est pas trop tard pour dire STOP, puisque…

…L’EID c’est la casse de nos qualifications, de nos métiers, de nos missions.

Le discours de la direction sur le « développement des compétences » concernant « l’acte métier » de l’EID n’est que de la poudre aux yeux pour le déroulement de carrière des agents : aucun coefficient, aucune augmentation, pas un centime pour les agents qui font l’EID ni pour les autres.

Le fondement de la mise en place de l’EID, c’est détruire toute référence à la classification du personnel prévue par la CCN et par le statut 2003. La direction veut broyer toutes références conventionnelles et statutaires dans un « socle commun de compétences » qui servira de base pour la négociation en matière de classification.

Par ailleurs, la logique du « 2 en 1 » à l’œuvre dans l’EID favorise les réductions d’effectifs exigées par le gouvernement dans le cadre de la RGPP (révision générale des politiques publiques)

  • · ARRET DE L’EID ! ARRET DES DEPLACEMENTS FORCÉS DU PERSONNEL !

DIFFUSION DE L’ENSEMBLE DES POSTES DANS B.D.E.

  • · RETRAIT DES MESURES DE SUPPRESSIONS DE POSTES ET DE CREDIT DE FONCTIONNEMENT !
  • · RESPECT DE NOS GARANTIES CONVENTIONNELLES ET STATUTAIRES !

 

CONTRE L’EID ET SES CONSEQUENCES,

SOYONS EN GREVE LE 10 ET LE 11 OCTOBRE 2011

A télecharger : GREVE CONTRE L’EID 

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